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Guide France
France / Chantier / Assurance décennale

Une entreprise de génie civil doit-elle une assurance décennale ?

Toute personne dont la responsabilité décennale peut être engagée doit être assurée, et justifier de son assurance à l'ouverture du chantier par une attestation jointe aux devis et factures. Mais le code des assurances exclut une grande part du génie civil : infrastructures routières, ferroviaires et portuaires, réseaux et canalisations, sauf accessoires à un ouvrage assujetti.

Les obligations, dans l'ordre de la bibliothèque

ObligationDélai et articleSi le délai est manqué
Être couvert par une assurance de responsabilité décennale pour les ouvrages dont la responsabilité décennale peut être engagée, maintenue pour toute la durée de cette responsabilitéaucun délai fixéart. L. 241-1, L. 243-1, L. 243-1-1 et L. 243-3une infractionNon-conformité
Justifier à l'ouverture de tout chantier de l'assurance décennale souscrite, par une attestation d'assurance jointe aux devis et facturesaucun délai fixéart. L. 241-1, al. 2, L. 243-2 et L. 243-3une infractionNon-conformité

Ce que la bibliothèque note sur chaque obligation

Cité phrase par phrase depuis la note de la bibliothèque sur chaque ligne.

Être couvert par une assurance de responsabilité décennale pour les ouvrages dont la responsabilité décennale peut être engagée, maintenue pour toute la durée de cette responsabilité

art. L. 241-1, L. 243-1, L. 243-1-1 et L. 243-3 · aucun délai fixé · une infraction

  • Toute personne dont la responsabilité décennale peut être engagée sur le fondement des articles 1792 et suivants du code civil doit être assurée (art. L. 241-1).
  • Le défaut d'assurance est puni de six mois d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende, ou de l'une de ces peines (art. L. 243-3).
  • L'obligation ne s'applique pas aux ouvrages maritimes, lacustres, fluviaux, aux infrastructures routières, portuaires, aéroportuaires et ferroviaires, aux ouvrages de traitement des déchets et effluents, ni, sauf s'ils sont accessoires à un ouvrage assujetti, aux voiries, réseaux divers, canalisations, lignes, ouvrages d'énergie et de télécommunications et ouvrages sportifs non couverts (art. L. 243-1-1, I) : une grande part du génie civil en est donc exclue.

Justifier à l'ouverture de tout chantier de l'assurance décennale souscrite, par une attestation d'assurance jointe aux devis et factures

art. L. 241-1, al. 2, L. 243-2 et L. 243-3 · aucun délai fixé · une infraction

  • La justification est due à l'ouverture de tout chantier, et tout candidat à un marché public doit être en mesure de la fournir (art. L. 241-1, al. 2).
  • Elle prend la forme d'attestations d'assurance, sur un modèle fixé par arrêté, jointes aux devis et factures (art. L. 243-2, al. 2) ; l'arrêté n'a pas été lu ici.

Ce que cette page est, et ce qu'elle n'est pas

Elle reprend, article par article, les obligations que cette bibliothèque tient pour la France, lues sur Légifrance, avec leur délai et leur conséquence. Ce n'est pas un conseil juridique, et elle ne remplace ni la lecture des textes, ni celle du marché que vous avez signé, de son CCAP et de ses avenants.

Demiton ne suit pas encore de chantiers en France. Ces pages présentent les obligations que la bibliothèque tient pour un chantier français, pour que vous puissiez vérifier les vôtres.

Aucune bibliothèque de textes n'est complète, et Demiton ne prétend jamais que celle-ci l'est. Une obligation que la bibliothèque ne tient pas n'est pas couverte.

Questions fréquentes

Que prévoit art. L. 241-1, L. 243-1, L. 243-1-1 et L. 243-3 ?

Être couvert par une assurance de responsabilité décennale pour les ouvrages dont la responsabilité décennale peut être engagée, maintenue pour toute la durée de cette responsabilité (art. L. 241-1, L. 243-1, L. 243-1-1 et L. 243-3). Conséquence : une infraction.

Que prévoit art. L. 241-1, al. 2, L. 243-2 et L. 243-3 ?

Justifier à l'ouverture de tout chantier de l'assurance décennale souscrite, par une attestation d'assurance jointe aux devis et factures (art. L. 241-1, al. 2, L. 243-2 et L. 243-3). Conséquence : une infraction.